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03 Novembre 2008 |
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Il y a maintenant des raisons de s’inquiéter des futurs modèles comportementaux suite à l’abus endémique de Ritaline chez l’enfant. Dans une étude intitulée « le traitement au Méthylphénidate pendant la préadolescence et l’adolescence affecte les réponses aux stimuli émotionnels à l’âge adulte », le système de récompense des animaux traités au MPH comparés à ceux du groupe témoin étaient significativement moins réceptifs aux récompenses naturelles, telles le saccharose, l’introduction d’une nouvelle activité et le sexe. Cependant, les animaux traités au MPH étaient significativement plus sensibles aux situations stressantes. Il a été observé chez ces derniers une augmentation des comportements d’angoisse et des niveaux de plasma plus importants en corticostérone.
Les auteurs de la Psychiatrie Biologique en ont conclue : pendant le développement, une exposition chronique au MPH amène à une diminution de la sensibilité aux stimuli de récompense tout en résultant en une réponse accrue aux situations d’aversion. Ces résultats soulignent la nécessité d’approfondir ces recherches afin de mieux comprendre les effets des stimulants sur le système nerveux en développement, ainsi que les effets potentiels à long terme d’une exposition à ce type de médicaments chez les plus jeunes. |